Alors oui, 70% des vietnamiens s’appellent Nguyễn, mais cette famille là n’est pas n’importe qui ! Par leur incroyable gentillesse, ils ont transformé notre séance d’auto-stop dans le Nord du Vietnam en une véritable immersion dans une famille vietnamienne moderne.
Tout commence sur une petite route du Nord du Vietnam, dans la région de Ha Giang. Nous avions décidé de profiter des paysages somptueux, et de faire du stop pour rejoindre le festival ethnique de Meo Vac.
Rencontre en stop
A peine avons nous marché 2 km qu’une Peugeot 508 s’arrête pour nous prendre. Ca tombe bien : ils rejoignent également Meo Vac ! A bord du bolide, une famille de 5 adorables Viêts :
- Nga, la maman trentenaire très souriante, et qui parle quelques mots d’anglais
- Tuan, le papa plus réservé
- Khanh, petite fille de 9 ans, timide aux premiers abords, et folle boule d’énergie après avoir fait notre connaissance
- Linh, 12 ans, la plus douée en anglais : ce sera notre interprète de luxe !
- Lam, le plus petit, 4 ans. Pas un mot ne sort de sa petite bouche mais un petit monstre aussi !

La famille Nguyen au grand complet
Les présentations tout juste finies, les filles nous prennent déjà sous leur aile. Pas farouche les petites, elles nous attrapent par le bras et font de nous ce qu’elles veulent ! Elles nous demandent même de chanter du Justin Bieber : nous nous exécutons sans broncher. Nga, la maman nous demande en riant : « Is my husband handsome ? » Nous acquiesçons en rigolant.
Au festival ethnique de Meo Vac, la petite Khanh, gonflée à bloc à base de Red Bull nous ballade en criant des « Come on baby ! » dans tous les sens. Les parents ne sont que trop contents que nous divertissions leurs enfants et décident de passer la nuit dans le même hôtel que nous. Quoi que nous fassions, ils nous invitent. Lorsqu’on propose de participer, Tuan nous fait de grands signes indiquant qu’il est hors de question de nous laisser payer.

Pas de répit pour nous à l’hôtel, les trois petits montres se ruent sur nous, nous avons même dû fermer la porte à clé à 23h pour avoir la paix. Les filles nous envoient des petits mots dans un anglais approximatif sous la porte pour que nous leur ouvrions.
Le lendemain, nous échangeons nos facebooks avec Nga et leur offrons un coussin de la tribu des Hmong pour les remercier de leur gentillesse et de leur générosité.
Invitation à Bac Ninh et immersion dans la famille Viêt
Quelques jours plus tard, alors que nous nous trouvons dans un bus, nous recevons un appel. Et à notre plus grande surprise c’est Nga qui, d’une voix enjouée, nous dit :
« The girls very remember you ! We want to invite you at our place in Bac Ninh ! »
Nous ne pouvons pas refuser et filons par un bus de nuit.
C’est épuisés de notre voyage que nous descendons du bus à notre point de rendez-vous juste en dessous d’un pont d’autoroute, sur le bord d’une voie rapide. Glauque à souhait ! Soudain nous reconnaissons la Peugeot 508 des Nguyen mais… elle roule à contre-sens, non ?! Et bien oui, en plein sur l’autoroute, nos sauveurs Tuan et Nga viennent une nouvelle fois nous prendre à bord de leur bolide, et peu leur importe le sens de la circulation.
Arrivés chez les Nguyen, Khanh et Linh nous sautent dessus, trop contentes de nous voir. Nous découvrons alors une très verticale maison de Bac Ninh (banlieue de Hanoi) avec pas moins de 4 étages ! Nga déplore la taille de sa maison « it’s very small ! ». Ah bon ?!

Les retrouvailles avec Linh et Khanh
Nous partons en famille manger de la « Western Food » pour le petit déj. La nourriture n’avait pas grand chose d’occidental, mais nous avons mangé avec une fourchette et un couteau pour la première fois du voyage. Et les Nguyen étaient particulièrement rigolos à manipuler les couverts maladroitement, pas aussi à l’aise qu’avec leurs traditionnelles baguettes !
Nous nous faisons trimbaler de maison en maison, de resto en resto pour rencontrer la famille et les amis des Nguyen. Nourriture non stop. Nous écumons les temples, les marchés et autres festivals, et enchaînons les rencontres avec des viets tous aussi ravis les uns que les autres de faire notre connaissance.
Nos péripéties nous emmènent en fin d’après-midi dans un resto de fondue vietnamienne au buffle en compagnie de la bande de potes de Tuan. Ils ne renâclent pas sur la picole les bougres. Et hop on enchaîne les shots de gnôle pour célébrer la nouvelle année en beauté. A chaque shot (et il y en a eu une palanquée), l’un des convives, lève son verre, prend un air grave, et fait de grands discours. Nous sommes incapables de comprendre mais ils ont tout l’air de dire quelque chose comme : « Merci les gars pour cette année. Vous êtes vraiment mes potes. Je vous aime grave. » Et hop ça avale le shot, et on enchaîne par une poignée de main à l’ensemble des convives à chaque shot ! On en a serré des paluches !

L’apéro au resto avec les amis des Nguyen pour le têt !
L’un des amis de Tuan saisit son smartphone et nous traduit ses pensées grâce à google traduction. « La viande de buffle est délicieuse » nous dit le téléphone. Nous acquiesçons poliment. Il reprend son téléphone de plus belle avec un grand sourire. « Mari et femme sont merveilleux. Avoir bébé bientôt. » dit le téléphone. Nous rougissons.
A peine avons nous fini le repas que Nga nous propose une prochaine activité : « We will now eat seafood ! ». Nous répondons un timide : « Please, no… » . Nga fait preuve d’une grande compréhension et attendra une bonne heure pour nous servir le dîner, mangé à même le sol chez la famille !

Le dîner en famille chez les Nguyen
Lorsque nous annonçons à la famille que nous partons le lendemain, ils nous regardent d’un air triste et nous disent :
« You need to stay more. Can you stay just for one month ? »
Vous avez été accueillis très chaleureusement par cette famille « Nguyen » très sympathique et généreuse. C’et votre sourire et votre comportement enjoué qui suscite un tel accueil. Bravo à tous les deux et bonne route. Bisous de Mutti et Fati.
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Merci beaucoup Fati et Mutti ! ca nous fait très plaisir de partager ces belles rencontres avec vous ! gros bisous
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je savais que les NGHIEM étaient nombreux mais là: c’est presque trop , surtout lorsquil faut manger et boire; bonjour la crise de foie.
bisous à plus
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Ce ne sont pas les Nghiem mais les Nguyen qui sont nombreux ! Nous, les Nghiem sommes une espèce en voie de disparition…!
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pour la nouvelle du telephone, vous auriez pu nous prévenir!
on vous embrasse .Papa
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