Phnom Penh : la perle de l’Asie du Sud-Est

Nous arrivons au Cambodge par le Mékong à bord d’un bateau rapide et débarquons à Phnom Penh remplis d’enthousiasme à l’idée de découvrir un nouveau pays : le Cambodge.

Cette première escale ne nous a pas déçus ! Bien loin de ses cousines Hanoi et Saïgon, Phnom Penh révèle une jolie architecture locale représentée dans tous les temples et monuments répartis dans toute la ville. Le palais royal incroyablement bien préservé malgré les nombreuses guerres et coups d’état en est le meilleur exemple. Attention, le roi (qui est d’ailleurs aussi un moine !)qui habite ces lieux est considéré comme un véritable dieu vivant par les Cambodgiens !

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De grands espaces offrent des lieux de vie très agréables occupés par les marcheurs, joueurs de foot ou joggers du dimanche. Et comment ne pas évoquer la gentillesse des Cambodgiens : de sacrés bons vivants, toujours le sourire aux lèvres !

Impossible d’imaginer qu’en 1975, la ville fut intégralement vidée par les Khmers Rouges qui forcèrent toute la population à rejoindre les campagnes pour y travailler dans les champs et rizières.

La terreur des Khmers Rouges

Nous souhaitons en apprendre plus sur ces fous qui dirigèrent le Cambodge entre 1975 à 1979 sous la férule du sanguinaire et paranoïaque Pol Pot. Leur idéologie : rendre au Cambodge sa grandeur et son independance en mettant l’intégralité de la population au travail agricole pour atteindre l’auto-suffisance. Leur méthode : la torture et l’extermination des opposants en suivant l’adage « mieux vaut un innocent mort qu’un ennemi en vie« . Les personnes pratiquant des professions qualifiées telles qu’ingénieur, architecte, professeur ou même médecin étaient considérées comme des ennemis de la nation et étaient éliminés. Au cours de ces 5 années de terreur, un quart de la population cambodgienne perdit la vie, les principales causes étant la famine, la maladie et l’exécution.

A Phnom Penh nous visitons la prison S-21, ancienne école convertie en véritable camp de torture où plusieurs dizaines de milliers de Cambodgiens furent internés pour seulement 7 survivants. Sous la torture, les prisonniers finissaient par avouer des crimes qu’ils n’avaient jamais commis. Nous visitons également les « killing fields », terrains vagues où des centaines de milliers de Cambodgiens furent froidement exécutés. Les visites audio-guidées sont remarquablement bien faites : elles remuent les trippes, donnent froid dans le dos et font couler quelques larmes…

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Phnom Chisor : la pépite archéologique accessible seulement en moto

A 60 km de Phnom Penh, nous découvrons Phnom Chisor, ruines magnifiques situées en haut d’une colline. Des moines bouddhistes en robes couleur safran arpentent les allées de l’ancien temple, une vue imprenable sur la campagne, et pas un seul touriste, ce qui n’est pas pour nous déplaire ! Bref, la sérénité absolue !

Lors de notre retour en pleine nuit, nous découvrons la moto dans les bouchons agités de la capitale. Epuisant !

2 réflexions sur “Phnom Penh : la perle de l’Asie du Sud-Est

  1. Grand-Mamoune dit :
    Avatar de Grand-Mamoune

    EN lisant votre blog sur les horreurs de POL POT , je retrouve les horreurs que j’ai vécu à ORADOUR .;hélas rien ne change
    merci pour vos belles images bisous a bientôt

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