Waiheke : île paradisiaque, hôtel de luxe, et travail éreintant !

Par un retournement de situation soudain, et un ras le bol de l’exploitation par les indiens aux plantations de kiwis, nous prenons la direction de l’île de Waiheke à 30 minutes en ferry d’Auckland. Et ce sont deux emplois qui nous attendent au Boatshed, un petit hôtel de charme de l’île : Céline aux chambres et moi aux fourneaux !

De l’île de Waiheke, se dégage une sérénité relaxante. Quelques jolies petites maisonnettes en bois sont réparties un peu partout sur l’île, des petits commerces tranquilles, et de jolis paysages de plages et collines bordées de palmiers. Le climat est tout de même humide avec quelques bonnes averses, mais la pluie laisse très rapidement la place à un soleil doux et agréable.

Nous rejoignons le Boatshed et nous faisons accueillir par Clara, la manageuse de l’endroit. Elle est Argentine et nous indique que trois autres employés viennent aussi d’Amérique Latine. L’hôtel est vraiment à l’image de l’île : paisible et classe. Pas de bling bling malgré le prix exhorbitant, les chambres coûtent entre 800$ et 1900$ la nuit ! Le menu du soir est lui à 115$. Autant dire qu’à ce prix là les fourchettes doivent briller et les fenêtres doivent être nickels ! L’ambiance y est cependant relax. Sean, un serveur anglais nous fait bien comprendre qu’il ne faut pas se prendre la tête.

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Petit dej tranquille sur la terrasse de l’hôtel

Nous sommes logés dans une maisonnette humide et un peu limite, mais c’est gratuit ! Et le soir, nous mangeons le même plat principal que les clients, cuisiné par le chef de l’établissement ! Miam ! Nous pouvons donc commencer le travail sereinement.

Un travail pas si facile !

Dès le premier jour, il nous faut prendre le coup de main ! Céline doit faire attention au moindre détail avec les chambres. Petit verre de Porto, musique d’ambiance, petit feu romantique, rien est laissé au hasard.

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Céline ne laisse rien au hasard !

En cuisine, je me retrouve rapidement débordé par les assiettes qui s’empilent; je n’ai pas la technique ! Entre deux assiettes, je fais des cookies et des gâteaux en toute liberté. La seule instruction que je reçois du chef :

Can you bake a cake?

C’est vague mais ça me laisse tout le loisir de choisir dans un petit livre de recettes. Je vais donc alterner entre brownies, gâteau à la banane, gâteau aux amandes et crumble. Le chef utilisera même mon crumble pour le dessert du dîner des clients !

Et nous rencontrons de sympathique collègues venus d’Argentine, Uruguay, Chili, Hongrie et Royaume-Uni ! Pour moi, la rencontre de Vesela (Hongrie) laissera des traces. Obsédée par la perfection, elle traquait la moindre trace sur les verres et les couverts qui devaient briller de mille feux, le tout avec un grand sourire ! Le plus rigolo, c’est qu’elle ne se rendait pas compte d’à quel point tout cela me passait au dessus de la tête ! Et que dire de John le jardinier, presque tremblant de rage lorsqu’il découvrait les herbes dans le jardin après une découpe rapide pour la cuisine !

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A la plonge, il ne faut pas trainer !

Mais le gros hic, ce sont les horaires… Deux « split shifts » : 8h à 15h le matin et 18h à 23h le soir. Ce rythme devient rapidement épuisant, et ne nous laisse pas le temps de profiter sereinement de l’île.

Nous partons tout de même en randonnée, sur un de nos jours off, mais nous faisons rapidement rattraper par la pluie. Lors d’un autre jour de congé, nous retournons à Auckland pour permettre à Céline de passer des entretiens dans une agence de voyage ! Et tout se passe parfaitement, si bien qu’au bout de deux semaines de travail nous remettons notre démission et repartons vers Auckland, sans même avoir pu convenablement explorer l’île !

2 réflexions sur “Waiheke : île paradisiaque, hôtel de luxe, et travail éreintant !

  1. Moune dite Grand-Mamoune dit :
    Avatar de Moune dite Grand-Mamoune

    Voici une bonne expérience… mais que de travail !!!
    Cela permet de relativiser et d’apprécier un « vrai » job.

    Bisous aux voyageurs désormais « sédentarisés »
    Moune

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