La Bay of Plenty : travail dans les champs dans un cadre de rêve !

Nous arrivons dans la Bay of Plenty dans l’espoir de trouver du travail dans les plantations de kiwi ! Dans un cadre de rêve, nous découvrons aussi l’envers du décor d’un drôle de business.

C’est sans aucune difficulté que nous avons trouvé du travail dans la Bay de Plenty, aux alentours de Tauranga. On nous a avertis, le travail dans les kiwis en hiver,  n’est pas de tout repos. Il s’agit de couper les arbustes sur plusieurs hectares à la force de nos bras.

Nous débarquons donc un soir dans une maison remplis de joyeux travailleurs, pratiquement tous backpackers français. Ambiance reggae détendue. Notre contact, Michel, un jeune de moins de trente ans, nous souhaite la bienvenue et nous indique que nous pourrons travailler dans les prochains jours.

Exploités par des indiens à la plantation de kiwi

Il nous accompagne également vers notre logement : une adorable petite « cabin » au bord de l’eau à tout de même 40$/jour. La vue y est magnifique, avec une exposition nord qui nous ensoleille du matin au soir : nous sommes ravis.

Après une journée passée à buller, nous nous mettons au boulot. Sécateur à la main, nous arrivons un matin sur la plantation gigantesque de kiwis. Et là, surprise, personne pour nous accueillir ! Nous cherchons entre les arbustes, mais personnes ne nous indique quoi faire. Nous sommes bien embarrassés ! C’est finalement, un indien enturbanné du nom de Navy qui nous indiquera qu’il faut couper brutalement et sans relâche les branches qui dépassent. Nous nous mettons au travail dans cette exploitation gérée par des indiens !

Après quelques heures de travail, nous nous rendons compte que malgré tout notre cœur à l’ouvrage, nous ne sommes pas bien efficaces. La technique nous manque et nos collègues indiens, plus expérimentés, ont coupé bien plus de baies que nous !

On nous indique le tarif : c’est 6$ la baie. Ouuuh ! C’est pas cher payé ! A notre rythme nous ne toucherons même pas le salaire minimum. Il en est hors de question et nous demandons d’être payé à l’heure. Nous repartirons tout de même avec quelques délicieux kiwis oubliés sur les baies dans les poches !

Le lendemain nous reprenons le travail avec une tâche plus méticuleuse puisqu’il s’agit de couper uniquement les branches femelles. Nous faisons attention à nos moindres mouvements de sécateur ! Assis au bord de la plantation,  Api, le chef de l’entreprise indienne chapeau de cow boy fixé sur la tête, et Michel, qui gère l’arrivée des backpackers, casquette à l’envers, discutent business. Nous comprendrons très vite que Michou, comme nous l’appelons, se fait une sacrée thune dans notre dos, profitant de la détresse des backpackers en quête de quelques dollars pour poursuivre leur voyage. Api, le business man indien, n’est pas en reste et n’hésite pas à clamer haut et fort qu’il nous payera des clopinettes tant que nous ne seront pas rentables.

A 11h, il souffle comme un vent de révolte sur la plantation. Il n’y a plus de travail : tout le monde est renvoyé à la maison. Api nous propose de rester quelques heures pour se faire former à une nouvelle tâche… mais ces heures de formation ne seront bien sûre pas payées. C’est niet, nous rejoignons notre petite cabin dans sous un soleil radieux, kiwi à la bouche. Ce fut la dernière fois que nous mettrons les pieds dans la plantation. D’autres backpackers, plus désespérés, acceptent le deal dans l’espoir de gagner quelques sous dans les prochains jours.

Nous apprendrons plus tard que Michel se nomme en réalité Karim et qu’il gère son petit business sous trois axes : boulot, dodo et cannabis ! Il se fait de l’argent en revendant plus cher les logements qu’il loue lui-même sur Airbnb, il prélève une partie du salaire des travailleurs en concertation avec Api et il revend des joints au prix fort.

Détente au bord de l’eau

Le reste de la semaine, nous la passons à vadrouiller, buller, et envoyer des cv ! C’est incroyable, mais en plein hiver, le soleil est absolument tous les jours au rendez-vous. Le temps est tellement radieux que nous pouvons nous balader en t-shirt en journée. Nous découvrons alors le mont Maunganui, petite merveille de Nouvelle-Zélande avec nos deux amis expatriés Gislain et Krystina.

Nous découvrons aussi à quelques centaines de mètres de chez nous le repère des phoques ! C’est absolument hallucinant mais ils sont là, sous notre nez à bronzer au soleil. Malheureusement, notre présence les incommode et en quelques minutes les voilà repartis dans l’eau à la recherche d’une plage plus tranquille.

Quant aux CVs, on les fait au calme au bord de l’eau en écoutant le bruit des vagues. Et ça va vite, en quelques jours, nous dégotons nos premiers entretiens téléphoniques ! Je vous passe l’image de Céline sortant de notre bungalow toute transpirante, et le sourire aux lèvres après un entretien réussi !

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