L’authentique campagne cambodgienne à Kampot, Kep et Battambang

Avant de rejoindre les temples d’Angkor, nous souhaitons nous ressourcer dans la campagne cambodgienne. Objectifs : se remettre en forme et découvrir l’intérieur du pays.

Kampot et Kep : poivre et Crabe

Nous rejoignons donc Kampot au Sud-Est du pays dans une petite auberge à la nature. Pour 6$, nous avons une petite hutte bien sympathique mais quasiment à l’air libre ! Le réceptionniste est un anglais complètement abruti,  mais à ce prix là, nous ne pouvons pas nous plaindre.

Nous découvrons un petit centre-ville très mignon et dynamique. Les restos proposent tous des cartes pleines de bonne humeur « happy pizza », « happy pasta », et autres « happy shake »… C’est drôle et communicatif  ! La bonne humeur nous emmène en ballade en bateau sur le fleuve pour contempler le coucher de soleil et les fameuses « fireflies » (lucioles volantes à proximité des arbres bordant le fleuve).

Les spécialités locales sont délicieuses : nous combinons le fameux poivre de Kampot (un des meilleurs au monde) avec le crabe de Kep. Pas facile à manger, avec toute cette grosse coquille mais un vrai délice !

Nous nous échappons ensuite en moto sur des petits chemins de terre pour découvrir les plantations de poivre de Kampot.

Battambang : cuisine et chauve-souris

Nous rejoignons ensuite Battambang par un bus interminable qui s’achève au bout de 7 heures par une panne de moteur au beau milieu de la route. Nous rejoindrons donc la ville par un petit tuk-tuk opportuniste qui passait par là.

À Battambang, nous faisons un cour de cuisine qui nous permettra de réaliser plusieurs mets cambodgiens : le Amok de poisson, le bœuf Loc Lac et des petits rouleaux fris cambodgien. Après avoir acheté les produits dans un marché typique local, nous enfilons notre toque rose (!) et rejoignons la cuisine. Le chef Tut, tongs aux pieds, est loin d’être commode. Au moindre de ses ordres, nous nous exécutons en vitesse et sans broncher ! Il manipule, non sans un certain talent, des produits exotiques tels que citronnelle, bergamote, combava, galanga, gingembre chinois… Le résultat est un délice, en particulier le poisson que nous dégustons avec passion.

Mais Battambang réserve d’autres surprises. À 18h, tous les soirs, les chauves-souris sont de sortie pour aller chasser. Et elles sont nombreuses ! Des dizaines de milliers de spécimens sortent d’une fente de la largeur d’une porte et leur sortie dure près d’une heure, ça ne s’arrête plus. C’est impressionnant… Mais qu’est-ce que ça pue !!!

 

Traversée magique sur la rivière et arrivée chaotique sur Siem Reap

Nous quittons finalement Battambang par un bateau de 7 heures qui navigue à petite allure sur la rivière Sangker. Nichés sur son toit, nous observons avec beaucoup de curiosité la vie locale qui s’organise sur des maisons flottantes. De jeunes Cambodgiens, mèche au vent, font vrombir leur moteur pour naviguer à toute allure : de véritables kékés d’eau douce ! Des personnes se shampouinent énergétiquement dans le fleuve et lèvent la tête pour nous faire un signe de main avec leur plus grand sourire. Des enfants courent au bord de l’eau pour suivre notre curieux bateau en criant des « Hello ! Hello ! ».

Toutes ces sympathiques scènes de vie qui défilent sous nos yeux arrêtent le temps de cette magnifique croisière.

À notre arrivée cependant, c’est l’effroi. On nous balance au milieu de nulle part sur un petit chemin de terre accidenté, bon débarras. Nos GPS indiquent que nous sommes à plus de 30 km de notre véritable destination. Et on nous demande si on veut un taxi ! À l’évidence, c’est un coup monté pour nous pousser à sortir le portefeuille. Après plus d’une heure d’échanges musclés, nous finissons par craquer et payons un tuk-tuk pour rejoindre Siem Reap. Ils nout ont bien eus ! Sans rancune…

À nous les fameux temples d’Angkor !

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