À Angkor, nous nous retrouvons transportés dans le glorieux passé des rois Khmers qui dirigèrent le Cambodge il y a près de mille ans. Sur des centaines de kilomètres carrés, les arbres de la jungle ont pris possession des ruines des temples. Nous restons bouche-bée face à des scènes tout aussi mystiques que somptueuses.
Première découverte des temples sur un chantier archéologique
Pour commencer notre visite des temples, nous rejoignons d’abord l’école française d’extrême orient, grâce à une prise de contact via le ministère des affaires étrangères. Nous découvrons donc le Mébon occidental, dernier chantier archéologique français au Cambodge et fermé au public.

C’est Marie-Catherine Beaufeist, la directrice de l’opération, qui nous fait découvrir les étapes de la restauration du temple et l’organisation du chantier. Nous pouvons observer les sculpteurs qui reproduisent les sculptures de l’époque. Certains ouvriers qui lavent les pierres sont à la cool ; un petit coup de brosse toutes les 2 minutes, et ça papote dans la joie. Nous retrouvons d’autres travailleurs se balançant dans leur hamac au rythme des cliquetis métalliques des outils.
Le site d’Angkor : quelle grandeur !
Ce qui surprend le plus à Angkor, c’est sa taille, absolument colossale. Le site est si grand qu’on n’en fait jamais le tour. Les circuits les plus touristiques permettent de voir les bâtiments les plus somptueux, mais en sortant des sentiers battus à bord de notre moto, nous étions toujours surpris de découvrir des sites plus petits mais tout aussi surprenants.
Lors de nos visites, nous nous plaisons à imaginer la vie Khmer dans la plus grande ville de l’ère préindustrielle à son apogée, il y a près de mille ans. Entre les murailles et leurs portes gigantesques, de vastes avenues où circulent personnes, charrettes et éléphants domestiqués. Des temples plus somptueux les uns que les autres à perte de vue, des chantiers à tous les coins de rue. La ville est cernée à l’Ouest et à l’Est par les barays, ces lacs artificiels creusés par les khmers sur plus de 8 kilomètres. Au sommet des marches raides de son palais, le roi harangue la foule dans un vacarme assourdissant.
Lorsque nous visitons les temples recouverts par les lianes et les arbres de la jungle, nous devenons des archéologues au XIXe siècle. Quel effarement extatique ont-ils dû ressentir à la découverte de cette civilisation disparue. Sous les racines d’arbres pluricentenaires, des ruines où l’art khmer, absolument méconnu à l’époque apparaît parfois distinctement. Ils ont dû en passer des années à tous les trouver… On imagine avec amusement l’archéologue aussi abasourdi que surexcité de découvrir merveille après merveille dans un égarement sans fin.
Pas question de faire dodo, à Angkor, on se lève tôt !
Nous nous levons tous les matins à 4h30 car nous ne voulions pour rien au monde rater le lever du soleil. La découverte à chaque fois d’un nouveau temple qui nous apparaît progressivement à mesure que le soleil se dessine nous cloue littéralement sur place.
Nous profitons d’une rare et précieuse quiétude solitaire matinale sur des ruines plus magnifiques les unes que les autres. Seul au temple principal, Angkor Wat, les touristes venus des quatre coins du monde colonisent l’endroit dès l’aurore.
Somptuosité vs chaleur écrasante
A partir de 8h, la chaleur calme tout à coup nos velléités de visite. Nous nous retrouvons alors piégés entre passion des temples et épuisement caniculaire. Chaque marche des escaliers des temples qui nous rapproche un peu plus de l’extase visuelle nous fait endurer un véritable calvaire. Conscients de la beauté du spectacle qui nous entoure, nous refusons de céder à la chaleur, avant que la fatigue ne l’emporte aux alentours de midi. C’est l’heure idéale pour la pause déjeuner.
Là nous faisons face à celles que nous appellerons les « coconut ladies ». D’une voix particulièrement nasale, elle nous invitent à rejoindre leur table :
Siiiiiir, Ladyyyyyyy ! What do you want ? Maybe you want a coconuuuuut ! You come back to my shop okaaaaaaaaaaay ? I remember you !
Inutile de dire qu’après nous être rempli la panse, il nous est pratiquement impossible de continuer la visite. Nous nous étendons alors sur un hamac et nous accordons une sieste bien méritée.
Après-midi et coucher de soleil aux temples
Après la sieste, le rythme de visite est généralement bien plus modeste. Nos jambes lourdes ne font plus que porter mécaniquement de temple en temple nos corps épuisés par la chaleur. Nous profitons tout de même d’une très agréable luminosité ainsi que d’une affluence plus raisonnable.
Nous nous installons sur les marches d’un temple pour admirer le soleil qui met un terme à une journée bien chargée. On plonge dans la piscine de notre hôtel à 7$/nuit et au dodo !
j’aimerai avoir des nouvelles de CELINE qui aurait une insolation
bisous
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Bonjour Moune, tout va bien merci pour ton message.
Je vais beaucoup mieux, je me soigne au Coca-Cola!
Gros Bisous
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